Quelle est la valeur du Paris Saint-Germain, récemment sacré champion d’Europe, face à une équipe d’un autre continent ? Si cette nouvelle Coupe du monde des clubs n’avait pas vu le jour, la question ne se serait même pas posée, ou aurait été reléguée à une éventuelle Coupe intercontinentale. Cependant, grâce à l’initiative de la FIFA, nous avons eu un aperçu de la réponse lors de la nuit de jeudi à vendredi : l’Atlético de Madrid a subi une défaite cuisante, même si cela s’est produit à Los Angeles. La formation dirigée par Luis Enrique semble, en réalité, être une équipe comme les autres en dehors des frontières de l’UEFA. Après sa défaite contre Botafogo (0-1) au Rose Bowl, le PSG affiche un bilan de 100 % de revers face aux équipes d’autres continents, en attendant peut-être un regain de forme contre les Sounders de Seattle, prévu pour lundi soir (21 heures). Cette défaite peut être perçue comme à la fois rassurante et bienvenue.
Botafogo : un adversaire à prendre au sérieux
Le Glorioso n’est pas une équipe ordinaire : propriété de John Textor, elle est championne du Brésil et récente vainqueur de la Copa Libertadores. Lors de cette rencontre, elle a aligné des joueurs expérimentés comme Allan et Alex Telles, bien que ces derniers soient en fin de carrière. Forts de leur victoire contre Seattle (2-1) quelques jours auparavant, Botafogo est l’une des plus grandes institutions du football brésilien, ayant vu passer des légendes telles que Garrincha, Carlos Alberto, Nílton Santos et Jairzinho. Cependant, il est important de noter que l’équipe se débat actuellement dans le milieu de tableau de son championnat, et avant son exploit face à Paris, elle occupait la 121e place du célèbre power rankings d’Opta, derrière des clubs comme Brest, Rennes, Toulouse ou Auxerre. Ni un géant ni un outsider, donc.
Il existe également plusieurs circonstances atténuantes pour les Parisiens : la chaleur californienne, la fatigue accumulée – il s’agissait du 62e match de la saison pour le PSG, incluant les amicaux de présaison, mais sans compter les matchs internationaux de nombreux joueurs –, l’insignifiance relative d’une rencontre jouée alors que la France et l’Europe dormaient, le manque d’enthousiasme autour d’une compétition encore en rodage, le faible enjeu – même après cette défaite, les chances d’élimination du PSG restent minimes – et le large turnover effectué par Lucho, avec des titularisations de Lucas Hernandez, Warren Zaïre-Emery, Senny Mayulu, et la présence de Gonçalo Ramos, remplaçant d’Ousmane Dembélé, blessé.
Un signal d’alerte pour la concurrence
Botafogo a pleinement mérité sa victoire, et le PSG sa défaite, qui pourrait finalement être bénéfique. Après une saison historique, une victoire éclatante en Ligue des champions, et les célébrations qui ont suivi, le club parisien avait besoin de redescendre sur terre. Cela rappelle que la défaite fait partie intégrante du sport – récemment, Paris avait perdu contre Nice et Strasbourg, mais sans réel enjeu – et qu’il n’est pas raisonnable d’attendre de cette équipe qu’elle remporte tous ses matchs, surtout au regard de ses succès passés. Cela offre un peu d’espoir aux clubs de Ligue 1 et à ceux qui aspirent à un peu de suspense pour la saison 2025-2026 : le PSG n’est pas invincible et peut encore tomber face à des adversaires moins prestigieux.
Dans cette situation, Gianni Infantino doit se réjouir : sa compétition a enfin produit une véritable surprise – bien qu’il y ait eu d’autres surprises auparavant. Si Botafogo peut faire tomber le PSG – marquant ainsi la première défaite d’une équipe européenne face à un adversaire sud-américain en treize ans – et que le Real Madrid est tenu en échec par Al-Hilal (1-1) ou que l’Inter Miami bat Porto (2-1), qui sait à quoi ressemblera le dernier carré de ce tournoi ? Auckland n’y figurera pas, c’est certain, mais pour le reste, tout est envisageable, ce qui est une bonne nouvelle pour la crédibilité de cet événement. Bien que cela ne suffise pas à susciter une frénésie et à inciter les Français à passer des nuits blanches devant DAZN, c’est un premier pas vers une compétition plus captivante.
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