dimanche,décembre 14,2025

Top 5 This Week

Related Posts

Nelly El-Masry : La pionnière des journalistes sportives palestiniennes partage son engagement envers les athlètes de sa nation !

« `html

Nelly El-Masry, pionnière en tant que première femme journaliste sportive palestinienne et fille d’Ismael El-Masry, ancien membre de l’équipe nationale, a grandi au cœur de l’univers du football. Après avoir consacré des années à couvrir le sport local et à promouvoir la place des femmes dans ce domaine, sa vie a pris un tournant tragique suite à l’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023. Ce nouvel épisode d’un conflit ancien a engendré des conséquences dévastatrices pour les habitants de Gaza, marquées par des déplacements massifs, des bombardements incessants, des deuils et des pertes matérielles. Malgré un blocus médiatique et près de 200 journalistes tués depuis le début de la guerre, selon Reporters sans frontières, elle persiste à relater les récits des joueurs et des enfants qui continuent de jouer entre deux tentes. Voici son témoignage.

Votre père a été joueur de l’équipe nationale palestinienne. Cela a-t-il influencé votre relation avec le football ?

Effectivement, mon père a été un joueur de l’équipe nationale palestinienne dans les années 1960, puis il a exercé en tant qu’entraîneur pour plusieurs clubs à Gaza. Il a également occupé le poste de directeur administratif de l’équipe nationale et a dirigé l’équipe de police jusqu’en 2005. Plus qu’un simple athlète, il était un véritable ambassadeur du sport palestinien, suscitant fierté et admiration chez les jeunes de Gaza. Je l’accompagnais souvent lors de ses entraînements au Gaza Sport Club et d’autres équipes. Je me souviens des matchs de l’équipe nationale que nous regardions ensemble à la télévision. Au début des années 2000, il a rencontré des obstacles pour voyager avec l’équipe nationale en raison des points de contrôle israéliens, ce qui a conduit à des situations où lui et la délégation palestinienne ne pouvaient pas retourner à Gaza avant la fin de leurs compétitions. De plus, l’armée israélienne a tenté de l’empêcher de se rendre à Jérusalem pour une opération au genou, interdisant à mes sœurs et à moi de l’accompagner. Il était un soutien inestimable pour les jeunes joueurs et entraîneurs, ce qui lui a valu une grande popularité.

De nombreux joueurs ont perdu des coéquipiers, d’autres des membres de leur famille ; certains sont piégés dans le nord de Gaza, et tant d’autres histoires tragiques émergent.

Comment vos sujets d’articles ont-ils évolué depuis le 7 octobre ?

Depuis le 7 octobre, j’ai été contrainte de changer ma manière de travailler en raison des déplacements fréquents. Nous avons été déplacés environ six fois. Au début du conflit, l’absence de communication et d’accès à Internet a rendu mon travail impossible. Ce n’est qu’après six mois que j’ai pu reprendre mes activités. Naturellement, les thèmes de mes articles ont évolué. J’ai commencé à me concentrer sur les défis rencontrés par les femmes pendant les déplacements et en période de crise. J’ai rédigé dix récits en collaboration avec une organisation féminine à Gaza. Par la suite, j’ai également abordé des sujets sportifs, comme l’exil de joueurs talentueux cherchant à participer à des championnats arabes en Libye et en Égypte, ainsi que le meurtre d’un joueur handicapé et d’une jeune karatéka de moins de 12 ans qui enseignait le karaté à des enfants déplacés. J’ai également lancé une initiative éducative pour les enfants des camps, et plusieurs de mes articles ont été publiés sur des plateformes locales.

Aviez-vous déjà documenté les histoires de joueurs gazaouis avant ce conflit ?

En tant que journaliste spécialisée dans le sport, j’ai toujours eu à cœur de raconter les histoires des joueurs, qu’il s’agisse des meilleurs buteurs de la ligue ou de jeunes talents. Je couvre tous les sports, y compris ceux dédiés aux personnes en situation de handicap. Avec l’intensification du conflit, les récits des footballeurs ont pris une tournure tragique. Certains ont perdu des coéquipiers, d’autres des proches, et d’autres encore sont assiégés dans le nord de Gaza, avec tant d’histoires difficiles à raconter. Je ressens une double douleur à travers mon histoire et celle des autres. Je me sens responsable de documenter les expériences des athlètes palestiniens. Ces violations doivent être mises en lumière et les pratiques de l’occupation doivent être exposées pour qu’elles soient gravées dans l’histoire.

Le sport, et en particulier le football, a-t-il encore une place dans la vie quotidienne des Gazaouis ?

Absolument. Par exemple, les personnes déplacées dans les écoles organisent des ligues de handball ou des matchs de football dans les cours, rassemblant ainsi des spectateurs pour les encourager. Ces moments offrent une échappatoire, permettant aux gens de se rassembler et de partager des instants de joie malgré les circonstances difficiles.

« « « html

La Résilience au Coeur de la Tourmente : Témoignage d’une Journaliste à Gaza

Dans un contexte de guerre, le sport émerge comme un moyen de soulager la pression psychologique. Des enfants jouent au football entre les tentes, cherchant un semblant de normalité. En tant que membre du comité pour l’égalité des sexes du comité olympique palestinien, j’ai eu l’opportunité d’organiser deux tournois de football et de volley-ball pour les filles déplacées, afin de leur offrir un soutien moral. Ces événements ont eu lieu en janvier 2025.

Je ne me sens jamais en sécurité, et je suis contrainte d’interviewer des personnes dans des camps de réfugiés, passant d’un camp à l’autre.

Mon Parcours depuis le 7 Octobre

Une semaine après le début des hostilités, ma famille et moi avons dû fuir notre domicile pour nous réfugier chez ma sœur à Al-Zahraa, au sud de Gaza, où nous avons été rejoints par notre autre sœur et sa famille. Une semaine plus tard, les autorités israéliennes ont ordonné l’évacuation de la ville. Nous avons quitté les lieux dans la précipitation, parvenant à mettre mes parents âgés en sécurité. Cette nuit-là a été l’une des plus terrifiantes de notre existence, passée à même le sol sous les bombardements incessants.

Après avoir été accueillis par des amis, nous avons dû déménager à plusieurs reprises en raison de l’intensification des frappes. Nous avons trouvé refuge dans le camp de réfugiés d’Al-Bureij, où nous avons été hébergés par un boulanger qui nous a permis de dormir dans son sous-sol pendant deux nuits. En avril 2024, mes parents ont réussi à quitter Gaza pour l’Égypte, mais lorsque j’ai tenté de les rejoindre, mon nom n’était pas sur la liste d’évacuation. Je suis restée seule avec ma sœur et sa famille. Mon père est décédé en janvier 2025, sans que je puisse lui faire mes adieux. Pendant cette période, nous avons souffert d’un manque d’eau et de nourriture, et les communications étaient coupées, rendant l’accès à l’information extrêmement difficile.

Conditions de Travail Actuelles

Les conditions dans lesquelles je travaille sont loin d’être sécurisées. Chaque endroit peut être la cible de bombardements à tout moment. Je me sens constamment en danger, devant interviewer des personnes dans des camps de réfugiés tout en me déplaçant d’un endroit à un autre. J’utilise mon téléphone portable pour prendre des photos, ayant perdu deux appareils photo lors des frappes sur la maison de ma sœur. Le manque de carburant rend les transports incertains, et il m’arrive de marcher plus de cinq kilomètres pour atteindre ma destination. Dans ce climat chaotique, je garde toujours sur moi ma carte de presse du Syndicat des journalistes palestiniens pour faire face à d’éventuels obstacles. L’accès à Internet est souvent lent, et je dois parfois me rendre dans des espaces de travail pour finaliser mes articles et recharger mon ordinateur.

Le Café Al-Baqa : Un Lieu de Rassemblement Ébranlé par la Violence

Le café Al-Baqa, un havre de paix sur la plage, était un lieu de rencontre pour les étudiants, journalistes et artistes. En temps de guerre, cet espace offrait un accès à l’électricité et à Internet, permettant à ces créateurs de travailler, de recharger leurs appareils et de se retrouver. Ce n’était pas simplement un lieu de divertissement, mais un véritable espace de travail. Malheureusement, ce lieu a été frappé par un bombardement, tuant des figures comme l’artiste Amna Al-Salmi et la boxeuse Malak Musbah.

Les Athlètes : Cibles de la Violence

Selon les rapports de la fédération de football palestinienne, des centaines de footballeurs, qu’ils soient amateurs ou professionnels, ont perdu la vie depuis le 7 octobre. Les athlètes sont particulièrement visés en raison de leur rôle dans la promotion d’initiatives sportives qui apportent un soutien psychologique aux jeunes. Par exemple, des joueurs de football de Deir al-Balah louent des terrains pour jouer et évacuer le stress. Le Comité olympique palestinien a déclaré le 28 juin que 615 sportifs avaient été tués, un chiffre qui a tragiquement augmenté avec la perte de figures comme le karatéka Malak Musleh et le footballeur Mustafa Abu Amireh, portant le total à 617.

« « « html

Le Stade Yarmouk : Un Symbole de Résilience à Gaza

En l’absence d’espaces publics et récréatifs à Gaza, le stade Yarmouk est devenu un symbole de résistance sportive et culturelle.

Le Stade Yarmouk : Un Lieu de Mémoire et de Passion

Au cœur de Gaza, près de la rue Omar Al-Mukhtar, se dresse le stade Yarmouk, l’un des plus anciens stades de Palestine, construit dans les années 1930 sous le mandat britannique. Bien qu’il ne rivalise pas en taille avec les stades internationaux, il a su rassembler des milliers de spectateurs, devenant ainsi un véritable épicentre du sport palestinien. Plus qu’un simple terrain de jeu, Yarmouk a été le théâtre de matchs mémorables, d’événements nationaux et de rassemblements politiques. Pour de nombreux Gazaouis, dont mon père qui a débuté sa carrière de footballeur sur cette pelouse, Yarmouk représente une mémoire vivante. Chaque coin du stade raconte une histoire : un but décisif, une séance d’entraînement sous le soleil brûlant du Ramadan, ou des supporters grimpant sur les murs pour voir un match malgré le blocus. Yarmouk a été un tremplin pour de nombreux jeunes talents de Gaza, nourrissant leurs rêves de représenter la Palestine. Dans un contexte où les espaces de loisirs se font rares, le stade Yarmouk incarne la résistance culturelle et sportive de la région.

Solidarité et Soutien dans le Monde du Football

La communauté du football à Gaza est unie par des liens solides, mais le soutien financier de la Fédération palestinienne de football et du Comité olympique palestinien reste limité. Bien que ces organisations apportent une aide, elle est insuffisante face à l’ampleur des besoins, surtout lorsque de nombreux athlètes ont perdu leurs maisons et se retrouvent dans des conditions précaires. En plus de l’aide financière, des colis alimentaires ont été distribués, mais cette assistance a été entravée par la famine et le blocus. Dans cette petite communauté, chacun se connaît, et les nouvelles circulent rapidement. Lorsqu’un joueur ou un journaliste est blessé ou tué, la solidarité se manifeste immédiatement, avec des efforts pour se soutenir mutuellement.

La Position de la FIFA : Un Silence Inacceptable

Il est déplorable que la FIFA n’ait pas pris contact avec les clubs de Gaza touchés par la destruction. Aucun communiqué n’a été émis pour condamner la destruction des infrastructures sportives ou le meurtre d’athlètes palestiniens. En mai 2024, la Fédération palestinienne de football a proposé une motion au congrès de la FIFA pour tenir Israël responsable des violations des droits sportifs des Palestiniens et demander son exclusion. Cependant, la FIFA a rejeté cette demande, prétextant la nécessité d’une évaluation juridique indépendante. Les retards dans la réunion du Conseil de la FIFA ne sont pas surprenants, compte tenu de l’attitude générale de l’Occident face à la situation à Gaza. Ce silence complice de la FIFA face à la violence et à l’injustice est inacceptable et démontre un double standard flagrant.

Un Avenir pour le Football à Gaza

Malgré les défis et la destruction, je reste optimiste quant à l’avenir du football à Gaza. Si le conflit cesse, je crois que les activités sportives pourront reprendre progressivement. Des initiatives seront mises en place pour offrir un soutien psychologique aux athlètes et aux fédérations. Cependant, le retour à des compétitions officielles prendra du temps, peut-être des années, car la plupart des stades de Gaza ont été détruits. Actuellement, seuls deux stades subsistent : le stade Yarmouk, devenu un camp de réfugiés, et le stade de Palestine. À Rafah, le stade municipal reste debout, mais la situation générale reste préoccupante.

« « « html

La Situation Critique à Gaza : Un Avenir Incertain

Un hôpital de campagne est en place, mais son état actuel reste flou, laissant planer des doutes quant à sa destruction éventuelle. Les conséquences de ce conflit seront lourdes, et les clubs sportifs de la région risquent de se retrouver sans ressources financières pour rémunérer leurs joueurs, dont les salaires étaient déjà très limités.

Des Accusations Graves de Violations des Droits de l’Homme

Depuis décembre 2024, plusieurs organisations non gouvernementales internationales ont commencé à utiliser le terme « génocide » pour décrire la situation à Gaza, suite à une enquête menée par Amnesty International. Human Rights Watch a également dénoncé les actions des autorités israéliennes, les qualifiant de « crime d’extermination et d’actes de génocide ». Des rapports successifs d’enquêteurs mandatés par les Nations Unies ont corroboré ces accusations. En novembre, le Comité spécial de l’ONU a averti que « les méthodes de guerre d’Israël à Gaza sont compatibles avec un génocide, y compris l’utilisation de la famine comme arme de guerre ».

Appels à l’Action de la Communauté Internationale

Dans une déclaration datée du 7 mai, une trentaine d’experts de l’ONU ont lancé un appel urgent à « mettre fin au génocide en cours » dans la bande de Gaza, soulignant que « l’escalade des atrocités représente un tournant moral urgent » pour la communauté internationale. Le 21 novembre, la Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, ainsi que son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour des accusations de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.

Un État de Détresse pour le Sport et la Population

La situation actuelle ne laisse présager rien de bon pour l’avenir du sport dans la région, avec des clubs qui peinent à maintenir leurs activités. Les joueurs, déjà confrontés à des salaires dérisoires, se retrouvent dans une position précaire, accentuée par l’absence de revenus. La reconstruction après le conflit sera un défi monumental, tant sur le plan économique que social.

L’Australie qualifiée pour le Mondial, la Palestine cruellement éliminée

« `

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Popular Articles