L’argent, l’argent, l’argent.
Selon des informations rapportées par l’AFP, la police argentine a effectué de nouvelles perquisitions au sein de la Fédération argentine de football ce mardi, dans le cadre d’une enquête sur une éventuelle évasion fiscale impliquant une entreprise associée à la fédération. Début décembre, le siège de l’AFA ainsi que le centre d’entraînement de l’équipe nationale avaient déjà été fouillés dans le cadre d’une autre enquête portant sur des soupçons de blanchiment d’argent.
Tensions persistantes entre l’AFA et Javier Milei
La Fédération argentine a publié un communiqué ce lundi, dans lequel elle se déclare victime d’une « campagne de diffamation ». Cette campagne serait en réalité motivée par des enjeux politiques, car la justice argentine enquête actuellement sur TourProdenter, un partenaire financier de l’AFA, impliqué à hauteur de plusieurs millions d’euros. Le domicile du propriétaire de cette entreprise a également été perquisitionné. L’AFA affirme que l’entrepreneur à l’origine de la plainte, qui aurait été écarté de l’organisation des matchs amicaux de l’équipe nationale, bénéficie « du soutien du gouvernement national, notamment du ministre de la Justice, Cuneo Libarona ».
Ces allégations trouvent leur origine dans les relations conflictuelles entre Claude Tapia, président de l’AFA, et le gouvernement ultralibéral de Javier Milei. Ce dernier a exprimé à plusieurs reprises son souhait de transformer les clubs argentins, actuellement des associations de socios, en sociétés anonymes ouvertes aux investissements étrangers, une réforme qu’il a mise en avant depuis le début de son mandat à la fin de l’année 2023.
Une journée chargée pour le système judiciaire argentin.
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