Tirs au but réussis : El Aynaoui, Ben Seghir, Hakimi, En-Nesyri pour le Maroc // Onuachu, Dele-Bashiru pour le Nigeria
Tirs au but manqués : Igamane pour le Maroc // Chukwueze, Onyemaechi pour le Nigeria
Après une nuit palpitante et une séance de tirs au but pleine de tension, le Maroc a franchi une étape décisive vers son rêve de remporter la Coupe d’Afrique des Nations à domicile. Ce mercredi soir, il était tout à fait logique de voir les hôtes de cette CAN se qualifier pour la finale, face à un Nigeria qui n’a pas été à la hauteur des attentes et qui a finalement cédé (0-0, 4-2 TAB). Bien qu’aucun but n’ait été marqué et que le spectacle ait parfois manqué, des moments mémorables ont marqué la rencontre, notamment l’arrêt exceptionnel de Yassine Bounou face à Bruno Onyemaechi, permettant à Youssef En-Nesyri de libérer l’euphorie des supporters marocains, qui n’avaient pas vu leur équipe en finale depuis 2004. Un moment gravé dans l’histoire.
Une ambiance électrique et des duels intenses
La soirée promettait d’être mémorable. Sur le terrain, les trois derniers lauréats du Ballon d’Or africain (Victor Osimhen, Ademola Lookman, Achraf Hakimi) étaient présents, et l’atmosphère au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat était survoltée. Même devant un écran, on pouvait ressentir l’intensité des sifflets à chaque possession de balle du Nigeria, qui jouait sans Wilfred Ndidi, suspendu, et qui a rencontré un adversaire bien plus combatif que l’Algérie, la semaine précédente. Le Maroc, en tant que pays hôte et demi-finaliste de la Coupe du Monde 2022, a répondu à l’intensité du match avec une détermination sans faille. Le rythme était soutenu, les duels étaient âpres, et les Lions de l’Atlas ont pris le contrôle du jeu durant la première période, malgré une alerte de Lookman sur Yassine Bounou (14e) et une intervention cruciale d’Adam Masina face à Osimhen (32e).
Bien que le match n’ait pas été un festival d’occasions nettes, le Maroc a su tenir tête aux Super Eagles. Ismael Saibari, omniprésent sur le terrain, a été le premier à tenter sa chance (3e), mais son essai dans la surface n’a pas réussi à tromper Stanley Nwabali (40e).
Le gardien nigérian a dû se mettre en action après avoir vu Brahim Diaz manquer le cadre (9e, 29e), Ayyoub El Kaabi échouer dans une tentative acrobatique (28e), et Hakimi frapper le poteau sur un coup franc dangereux (34e) provoqué par Calvin Bassey. Malgré un carton jaune, Bassey a continué à dominer El Kaabi dans les duels, rendant la tâche difficile à l’attaquant marocain.
Bounou, le héros du match
Pour le Nigeria, Bassey était un atout, mais la tentative timide de Raphael Onyedika après la pause (51e) n’a pas suffi à redonner de l’élan aux Super Eagles, qui ont été bien contenus par des Marocains infatigables. La seconde période a été moins animée, avec Nwabali qui a fait le nécessaire face à Abde Ezzalzouli (52e, 83e), tout en restant serein lorsque le public a réclamé une main de Bassey dans la surface sur une frappe de Hakimi (79e).
Avec la pression croissante et un Nigeria qui ne pouvait compter que sur sa force physique, le spectacle a perdu de son éclat. La prolongation a vu Hamza Igamane, appelé par le public, ne pas faire mieux que son prédécesseur pour inquiéter Nwabali, malgré une tentative audacieuse dans un match devenu plus difficile à suivre. L’ultime essai d’El Aynaoui n’a pas pu empêcher le passage aux tirs au but, où Igamane a été le seul Marocain à échouer, avant d’être sauvé par un Bounou exceptionnel, dont la main droite a été décisive. En-Nesyri, qui a établi un nouveau record en devenant le joueur marocain le plus capé de l’histoire de la CAN (21 matchs), a été celui qui a propulsé les Lions de l’Atlas en finale. Ce sera dimanche à Rabat, contre le Sénégal, avec l’espoir de retrouver le sommet de l’Afrique après 50 ans.