Terrier fait entendre sa voix.
Suite à l’adoption par le Sénat d’un projet de loi susceptible de bouleverser la gouvernance du football professionnel, l’UNFP s’exprime avec force. Ce texte propose de transformer la Ligue en une société de clubs, sous l’égide de la FFF. Une réforme jugée « hâtive », « superflue » et susceptible d’engendrer « du désordre », selon le syndicat des joueurs, qui se dit outré d’avoir été exclu des discussions.
Les préoccupations de Terrier vis-à-vis de la FFF
David Terrier, récemment réélu à la présidence de FIFPRO Europe, critique dans un entretien accordé à L’Équipe, la mise à l’écart des principaux acteurs du terrain : « Il est surprenant de voir que les joueurs, qui sont au cœur du jeu, ne figurent dans aucun des rapports des sénateurs concernant la gouvernance du sport professionnel, et en particulier du football. » Il exprime également des inquiétudes quant à une promesse faite par le président de la FFF : « Philippe Diallo m’a assuré que nous aurions notre place dans un conseil de surveillance… Cependant, à ce jour, nous ne savons pas s’il y aura effectivement un tel conseil. Devons-nous envisager des actions contre la Fédération ou l’État pour être entendus ? »
L’ancien footballeur de Metz et Ajaccio plaide pour une réforme juste plutôt qu’une destruction brutale de la Ligue : « La solution ne réside pas dans l’anéantissement de la Ligue, mais dans la recherche d’un meilleur équilibre. Il ne faut pas laisser certains clubs prendre toutes les décisions. » Il remet également en question la capacité de la FFF à gérer le football professionnel de manière autonome : « C’est tout simplement irréaliste. Retourner à un fonctionnement fédéral représente un véritable risque. Les joueurs et joueuses sont très préoccupés. Nous nous dirigeons vers le chaos. »
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