Lors de la rencontre où le Téfécé a infligé une défaite cinglante à l’OGC Nice (5-1), Julián Vignolo a marqué son premier but avec le club, mais c’est un autre Argentin, Santiago Hidalgo, qui a attiré l’attention ce soir-là. Originaire de Santiago del Estero, Hidalgo a brillé en inscrivant deux buts : le premier pour ouvrir le score et le troisième pour sceller la victoire. Ces réalisations marquent le début prometteur de son parcours en Ligue 1 et lui permettent de se faire une place parmi les attaquants du club toulousain.
La présence d’un Argentin à Toulouse n’est pas une nouveauté. Ici, nous ne parlons pas de Fabian Ordonez, le père des rappeurs Bigflo et Oli, mais d’un jeune talent qui succède à des figures emblématiques comme Eduardo di Loreto, champion de la Coupe de France en 1957, ou encore Alberto Tarantini, vainqueur de la Coupe du Monde en 1978. Recruté en juillet dernier pour 2,5 millions d’euros en provenance de l’Independiente, Hidalgo porte un nom lourd de promesses, celui d’un jeune Argentin déterminé à faire ses preuves sur le sol européen.
De l’ombre à la lumière
Le parcours de Santiago débute au centre de formation de San Lorenzo, avant qu’il ne rejoigne à 11 ans celui du Club Atlético Independiente. En 2022, il fait ses débuts avec l’équipe première, mais sa vie ne se résume pas qu’au football. Très attaché à ses études, il continue de fréquenter l’école malgré ses succès sur le terrain. Une anecdote rapportée par la Nación illustre bien son engagement : après avoir marqué avec l’équipe réserve, il a insisté pour se rendre en cours, affirmant que rien n’est acquis et qu’il ne peut se contenter d’un seul but.
Malgré ses efforts, il peine à s’imposer à Buenos Aires. Rarement utilisé comme avant-centre, il n’a pas pu exprimer pleinement son potentiel. Son style de jeu, peu apprécié par Carlos Tévez, entraîneur d’Independiente, limite ses chances d’être considéré comme une option offensive fiable.
La suite de son histoire est marquée par un conflit contractuel avec le club, une mise à l’écart au début de l’année 2024, et finalement un accord trouvé alors qu’Independiente traverse une crise financière. C’est avec les équipes de jeunes qu’Hidalgo s’épanouit, marquant 4 buts en 12 sélections avec les U20. Lors d’un match amical contre l’équipe nationale, il a même provoqué une polémique en taclant Rodrigo De Paul, un geste qui a été défendu par le milieu de terrain de l’Inter Miami, qui apprécie l’engagement des jeunes joueurs.
Un atout pour le TFC
Hidalgo n’a pas attendu longtemps pour faire parler de lui, même si sa confirmation a pris du temps. Le Guardian l’a classé parmi les 60 jeunes talents à suivre en 2022, aux côtés de joueurs comme Désiré Doué et Kenan Yildiz. Bien qu’il ne soit pas encore au niveau de ses pairs, il a choisi de s’adapter à la vie européenne en rejoignant un club intermédiaire à Toulouse, où le directeur sportif Viktor Bezhani le décrit comme un « talent offensif prometteur ».
Il commence à mieux comprendre les aspects défensifs et je suis ravi de ses progrès. Il est toujours prêt à marquer dans la surface.
Pour Hidalgo, il n’était pas question de brûler les étapes. Jusqu’à décembre, il a surtout eu des apparitions en tant que remplaçant, s’habituant à sa nouvelle vie, tout en gardant son accessoire favori, le maté, et en se rapprochant des rugbymen argentins du Stade toulousain pour se sentir moins dépaysé.
Sur le terrain, l’absence de Franck Magri (CAN) et la suspension d’Emersonn (3 matchs) lui ont permis de se révéler, devenant ainsi « un bon problème » pour son entraîneur, Carles Martinez Novell. « Santiago a été très efficace, toujours en quête d’attaquer. Son adaptation à l’équipe prend du temps, mais il progresse bien. Je suis très satisfait de lui, il est toujours prêt à marquer, » a déclaré le technicien après son doublé contre Nice. Son but égalisateur contre l’OM au Vélodrome a été déterminant, et depuis, ce fan de Sergio Agüero a continué à s’épanouir, aidant le TFC à revenir dans la course à l’Europe et à atteindre les huitièmes de finale de la Coupe de France. L’hiver à Toulouse s’annonce donc moins rude que prévu.
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