Les enfants ont souvent une sagesse surprenante, tout comme Luis Enrique, qui a fait preuve d’honnêteté après la vingtième victoire de la saison du Paris Saint-Germain en Ligue 1. À l’issue de ce match, il a avoué : « Je vous ai menti. Bien sûr que je pense à Liverpool. J’ai toujours pensé à Liverpool depuis le tirage au sort. » En tant qu’entraîneur du PSG, il est inévitable de garder un œil sur les échéances européennes, surtout à l’approche de la fin de l’hiver. Cela fait plus d’une décennie que les mois de février et mars sont cruciaux pour le club parisien, déterminant souvent le succès ou l’échec d’une saison. Cependant, cette année, il est permis d’espérer qu’une élimination précoce en huitièmes de finale ne bouleversera pas l’équilibre d’un club qui semble plus serein et stable.
Le PSG est familier avec ces moments décisifs, ayant franchi le cap des huitièmes de finale à cinq reprises sur les dix dernières années, tout en subissant autant d’éliminations. Les joueurs peuvent se remémorer leurs exploits passés, comme leur remontée contre Dortmund en 2020 et leur victoire à Barcelone la saison dernière. Luis Enrique connaît bien la recette du succès, même s’il est peu probable qu’ils bénéficient d’un avantage numérique à Anfield, un stade où aucun club français n’a réussi à s’imposer lors d’un match retour en phase à élimination directe (7 défaites en 7 rencontres). Néanmoins, le PSG garde en mémoire son succès de 1997 après une victoire 3-0 à l’aller, et d’autres équipes ont prouvé qu’il était possible de triompher sur ce terrain mythique, comme l’Atalanta en 2020 et 2024, ou le Real Madrid en 2023.
Au-delà des apparences
Le PSG a montré la semaine dernière, au Parc des Princes, qu’il pouvait être une équipe redoutable, défiant les critiques qui ont souvent moqué ses performances malgré la présence de stars. L’équipe de Luis Enrique a su faire taire les sceptiques, et cela pourrait bien alerter les Reds et leur entraîneur Arne Slot, qui a loué les performances de ses joueurs après le premier match. « Certains ont dit que nous n’avions pas bien joué, mais je ne suis pas d’accord. C’est eux qui ont été très bons, » a-t-il déclaré. Il semble peu probable qu’une équipe en tête de la Premier League, avec 15 points d’avance sur Arsenal, se laisse dominer à domicile comme cela a été le cas au Parc des Princes. De plus, il est difficile d’imaginer Mohamed Salah, l’un des meilleurs joueurs de la saison, passer inaperçu lors d’un match aussi crucial.
Nous n’avons pas changé notre approche. Nous devons entrer sur le terrain pour gagner, car nous sommes éliminés pour le moment.
Le PSG se rend à Liverpool avec un but de retard, mais avec une confiance et une sérénité qui semblent nouvelles pour cette période de l’année, loin des tensions habituelles de l’ère Neymar-Kylian Mbappé. Dès le coup de sifflet final du premier match, des joueurs comme Vitinha et Achraf Hakimi ont affiché une conviction que la qualification était encore possible. Pour Khvicha Kvaratskhelia, le début du match de mardi sera un « 50-50 ». « Nous n’avons pas changé notre approche. Nous devons entrer sur le terrain pour gagner, car nous sommes éliminés pour le moment. Mais il n’y a pas d’autre façon de penser, » a ajouté Luis Enrique. « Il ne faut pas être à 105 %, car cela peut être contre-productif, mais atteindre 100 % est déjà un défi. Ces matchs ne sont jamais faciles à préparer. » Le coach parisien sait que battre Liverpool ouvrirait la voie vers les quarts de finale, où ils pourraient affronter des équipes comme le Club Bruges ou Aston Villa. Cependant, il est conscient que le PSG n’a pas gagné à onze contre onze contre un grand d’Europe depuis sa victoire à Munich en avril 2021, et que lors de la saison précédente, ils avaient été dominés par Arsenal et le Bayern. Cette équipe parisienne suscite l’envie d’en voir davantage, car elle progresse et reflète l’esprit de son entraîneur, mais il reste à prouver sur le terrain, à Anfield, que la Ligue des champions est toujours un défi de taille.
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