La semaine dernière, vous avez triomphé de Liverpool à domicile (1-0) après une défaite amère à Francfort (1-5). Cela a dû être une soirée mémorable.
Nous avons déçu nos fans à Francfort, mais nous avons su leur redonner le sourire face à Liverpool. Le football est devenu un véritable jeu d’échecs, où la tactique prime. Les petites équipes n’existent plus, c’est du passé. Nous avons prouvé qu’avec de la rigueur et de l’ambition, nous pouvons accomplir de grandes choses. Nous avons pressé haut et avons même eu l’opportunité de marquer un deuxième but. C’est l’une des équipes les plus prometteuses de ma carrière, avec un potentiel énorme.
Dans ce contexte, c’est tout ou rien. Cette philosophie me correspond parfaitement, car je ne crois pas aux compromis.
C’est ta deuxième expérience à Galatasaray après ton prêt de Southampton lors de la saison 2019-2020. Qu’est-ce qui t’a poussé à revenir ?
Ce n’est certainement pas une question financière, mais plutôt le désir de revivre des moments uniques que je n’ai connus qu’ici. Mon histoire avec Galatasaray était inachevée. Il y a quelques années, si on m’avait proposé de signer ici, j’aurais probablement refusé, comme beaucoup de joueurs en Europe. Mais ce club m’a offert tant de choses. J’ai découvert le véritable esprit du football en Turquie, où l’on m’a confié des responsabilités, ce qui a été une véritable renaissance pour moi. Je ne suis plus le même depuis mon premier passage à Istanbul. Dans ce contexte, c’est tout ou rien. Cette philosophie me convient parfaitement, car je ne crois pas aux compromis.
Qu’est-ce qui explique ce coup de cœur pour le club ?
Tout d’abord, il y a les supporters. Les accueils à l’aéroport, notamment lors de mon retour, étaient incroyables. J’ai immédiatement ressenti leur affection, ils ne m’ont jamais oublié malgré le temps écoulé. Cela me motive à donner le meilleur de moi-même pour eux. Sur les réseaux sociaux, dès que j’ai signé, j’ai gagné 200 000 abonnés, c’était incroyable. Si tu n’es pas turc, tu ne peux pas vraiment comprendre cette passion. Mon premier match a été contre Fenerbahçe, ce qui m’a rapidement fait réaliser l’ampleur de l’engagement ici. C’est le Real Madrid de la Turquie : un grand club avec des attentes élevées et une pression constante, où il faut gagner tous les matchs et briller en Ligue des champions. Cependant, tout est mis en place pour que le joueur se sente à l’aise. Il y a des éléments qui dépassent le football dans ce pays, comme l’impact de Fatih Terim, par exemple, lors de mon premier passage.
Fatih Terim est une légende du club qui a toujours eu de bons mots pour toi.
Son surnom, « L’Empereur », en dit long. J’ai découvert un homme exceptionnel qui avait une confiance inébranlable en moi. Un jour, il est venu me voir à l’entraînement et m’a demandé ce que je souhaitais changer dans notre tactique. Cela m’a surpris, car c’était la première fois que l’on me confiait autant de responsabilités. J’ai suggéré que Jean Michaël Seri et moi formions un bon duo pour améliorer la circulation du ballon. Il a alors rassemblé toute l’équipe pour annoncer que tous les ballons devaient passer par moi. À partir de ce moment, je ne pouvais plus rester en retrait : il fallait que je devienne un leader.

Est-ce que tes choix de carrière sont guidés par tes émotions ?
Absolument. Sans vouloir manquer de respect à Wolverhampton (où il a joué de janvier 2023 à février 2025, NDLR), même si j’ai disputé de grands matchs en Premier League, il me manquait cette passion ! Je suis un compétiteur, j’ai besoin de défis : soit je suis à 100 %, soit je préfère arrêter. Rien que le fait de revenir ici a été une victoire pour moi, même avant de fouler le terrain.
Vous avez une équipe encore plus impressionnante qu’il y a cinq ans. T’attendais-tu à voir de tels joueurs rejoindre Galatasaray lors du dernier mercato ?
Je n’avais aucun doute sur le fait que la direction allait construire une grande équipe. Ce sont des passionnés de Galatasaray, donc ils font toujours les choses en grand. Leroy Sané, İlkay Gündoğan, Mauro Icardi, Victor Osimhen… Ces joueurs ont connu des moments incroyables en Ligue des champions, et nous devons en tirer parti. Il faut que l’équipe trouve son rythme, mais cela va se faire car ici, c’est une grande famille. Personne ne te trahira. Récemment, certains médias ont insinué que nous, les joueurs, avions mis à l’écart Barış Alper Yılmaz, qui avait reçu une offre conséquente de…
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Le parcours fascinant d’un footballeur : de Lorient à la Juventus
Une ambiance fraternelle à Galatasaray
Alors que le mercato s’achève, l’Arabie Saoudite a suscité des remous dans plusieurs clubs. Cependant, à Galatasaray, l’atmosphère reste sereine. Barış, un membre essentiel de l’équipe, incarne cette solidarité. Son énergie est contagieuse. Avec Osimhen, ils défendent avec une intensité remarquable, malgré leur rôle d’attaquants. L’esprit d’équipe prime ici, sans place pour l’ego, que l’on soit titulaire ou remplaçant.
Une rupture décisive avec Wolverhampton
La séparation avec Wolverhampton a eu lieu en décembre 2024, lors d’un match contre West Ham. Une altercation avec Jarrod Bowen, ainsi qu’avec le coéquipier Toti et un membre du staff, a été le déclencheur. En tant que capitaine des Wolves, je ressentais un décalage croissant avec les ambitions du club. J’avais exprimé mes inquiétudes, conscient que je risquais de craquer mentalement et physiquement. Cet incident a été le point de non-retour. J’ai donc décidé de renoncer à mon brassard et de chercher un nouveau défi. Pour la première fois, j’ai contacté Galatasaray. Vingt minutes plus tard, j’ai reçu un appel me demandant de revenir. Je n’ai aucun ressentiment envers Wolverhampton, où j’ai vécu des moments mémorables, notamment le soutien qu’ils ont apporté à mon petit frère Noha après le décès de notre père.
Un parcours fulgurant : de Lorient à Marseille
Mon ascension a été rapide, passant de Lorient à Marseille. Un jour, alors que Yoann Gourcuff était en rééducation à Lorient, un entraîneur a demandé qui voulait s’entraîner avec lui. J’ai sauté sur l’occasion. En jouant, il m’a complimenté, me disant que je ne réalisais pas à quel point j’étais talentueux. À l’époque, j’avais 17-18 ans, et j’étais flatté. Il a ensuite parlé à son père, Christian Gourcuff, qui m’a invité à m’entraîner avec les pros. Je n’ai jamais redescendu et j’ai rapidement gagné ma place. À la fin de la saison, j’ai été couronné champion du monde U20 avec la France, et à mon retour, j’étais devenu un joueur clé à Lorient. Cependant, deux semaines plus tard, le président m’a convoqué pour m’annoncer que je devais partir. À seulement 19 ans, je voulais prouver ma valeur à Lorient, mais je n’avais pas le choix. J’ai quitté son bureau en larmes. Marseille et Lyon étaient intéressés, mais le club avait de bonnes relations avec l’OM. Mes proches pensaient que j’étais fou d’être triste de rejoindre un club aussi prestigieux que Marseille, mais j’étais jeune et je ne voulais pas perdre ce que j’avais construit.
Des expériences contrastées avec deux entraîneurs
Mon transfert à Marseille était davantage une transaction entre clubs qu’un choix de l’entraîneur. J’étais prêt à donner le meilleur de moi-même, mais Élie Baup avait déjà son équipe en tête. J’ai réalisé que le football n’est pas toujours juste. Avec Marcelo Bielsa, j’étais l’un de ses favoris. Nous formions une équipe dynamique avec des joueurs comme Giannelli Imbula et Florian Thauvin. C’était comme retourner à l’école, nous avons réappris les bases et avons fini par nous comprendre parfaitement. Les six premiers mois, la Ligue 1 n’était pas prête pour notre style de jeu. Bielsa n’hésitait pas à me qualifier d’extraordinaire, ce qui était très valorisant. Plus tard, il a même voulu me recruter à Leeds United.
La pression marseillaise : un défi à relever
À Lorient, la pression était moindre ; on pouvait gagner ou perdre sans trop de conséquences. À Marseille, c’était différent. Parfois, le stade résonnait de moqueries lorsque notre nom était annoncé. (Rires.) Les supporters de l’OM sont exigeants, mais lorsque les résultats sont au rendez-vous, l’expérience est incroyable.
Un transfert marquant vers la Juventus
Mon passage à la Juventus a été marqué par des débuts impressionnants. Les rumeurs sur mon transfert ont commencé à circuler à l’été 2015, et j’étais impatient de relever ce nouveau défi.
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Un Parcours Éprouvant : Mario Lemina et son Aventure Italienne
Un Transfert Inattendu
Bien que des clubs comme West Ham et l’AC Milan aient manifesté de l’intérêt, rien de concret ne s’est matérialisé. Mon arrivée en Italie a été le fruit d’un match surprenant. Lors de la compétition pour le trophée Louis-Dreyfus, nous avons affronté la Juventus au Vélodrome. J’ai réussi à briller face à leur équipe étoilée, comprenant des joueurs comme Pogba, Dybala et Morata. Le lendemain, la Juve a exprimé son désir de m’engager, et avec Bielsa, qui souhaitait changer d’air, c’était le moment idéal pour explorer de nouvelles opportunités. Malgré la présence de stars, j’étais convaincu de ma valeur. Avec la blessure de Marchisio, j’ai débuté la saison en tant que titulaire, enchaînant les performances remarquables et remportant plusieurs distinctions de meilleur joueur. Cependant, dès le retour de Marchisio, je me suis retrouvé sur le banc, mais je n’étais pas inquiet, ayant déjà prouvé mes capacités. Malheureusement, les matchs se succédaient et je ne jouais que quelques minutes dans des situations difficiles, ce qui m’empêchait de démontrer mon potentiel. Je ne comprenais pas ce qui n’allait pas, et les médias commençaient à remettre en question mes performances, ce qui me perturbait. Je me demandais si j’étais vraiment à la hauteur. À cet âge, gérer ces émotions n’est pas simple.
J’ai pu réintégrer l’équipe de la Juve grâce à Buffon, Bonucci et Chiellini, qui ont plaidé auprès d’Allegri pour que je sois traité de manière juste.
Une Relation Tendue avec Allegri
Allegri avait déjà ses joueurs préférés, mais je continuais à m’entraîner avec détermination pour changer la situation. À un moment donné, l’équipe traversait une période difficile. Lors d’un entraînement, Allegri, frustré, a décidé de s’en prendre à moi après une perte de balle, alors qu’il ne pouvait pas le faire avec Pjanić ou Pogba. J’ai répliqué : « Pourquoi crier sur moi alors que tout le monde a échoué ? » Cela a conduit à un échange de mots peu amicaux. (Rires.) J’ai perdu mon calme, car le respect est essentiel, même avec un grand entraîneur. Il m’a écarté du groupe, et pendant un mois, j’ai dû m’entraîner seul. J’ai finalement été réintégré grâce à l’intervention de Buffon, Bonucci et Chiellini, qui ont insisté sur le fait que mon absence était injuste et que l’équipe avait besoin de moi. À mon retour, nous n’avons pas échangé un mot, mais nous avons remporté le titre, et c’est ce qui compte.
Des Regrets et des Réflexions
Est-ce que je regrette de ne pas avoir réussi à m’imposer à Turin comme je l’aurais souhaité ? À la Juve, comme dans toute ma carrière, j’ai toujours été Mario. Je ne sacrifierai jamais ma personnalité pour le football, même si ce sport m’a offert tant de choses. J’ai pu subvenir aux besoins de ma famille, mais je ne peux pas renoncer à qui je suis. Mes seuls regrets concernent les blessures, car sans elles, j’aurais pu prouver encore plus ma valeur. C’est un cercle vicieux : on perd son football, sa condition physique et sa confiance. Heureusement, je suis bien entouré, avec mes frères, ma femme et mes enfants. Mon cercle est restreint, mais c’est essentiel.
Un Caractère Forgé par l’Environnement
Mon caractère vient de mon quartier. (Rires.) Je suis originaire de Pablo-Picasso à Nanterre. Quand on est bon au football, les autres viennent vers vous. Parfois, il faut se battre pour se faire respecter, mais j’ai réussi à gagner le respect de tous. Dans ma famille, nous n’avons pas grandi avec des mots comme « je t’aime ». Étant l’aîné, je ne pouvais pas montrer de faiblesses, je devais être un exemple pour mes petits frères et devenir l’homme et le joueur que je suis aujourd’hui. J’essaie de leur montrer le bon chemin, tout comme mes parents l’ont fait pour moi. Je ne suis pas parfait, mais je souhaite le meilleur pour tous.
Être Soi-même dans le Monde du Football
Il est difficile d’être authentique dans le milieu du football, car je dois constamment me contenir pour être simplement le joueur qui fait son travail. Je ne peux pas exprimer pleinement mes idées, car un débordement pourrait avoir des conséquences. On m’a souvent reproché d’être trop expressif. Peut-être que ma sincérité est trop forte pour ce milieu, alors je préfère me concentrer sur mon travail. En Turquie, je peux être un peu plus moi-même, car les gens apprécient l’humour et l’honnêteté. L’année dernière, lorsque j’ai déclaré que nous allions être champions, cela a suscité beaucoup de réactions, tant positives que négatives.
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Mario Lemina : Un Parcours entre Passion et Détermination
Dans la culture turque, l’humour est omniprésent, et j’apprécie particulièrement cette ambiance, surtout que les Turcs ont un sens de la rigolade que j’affectionne.
Je ne peux pas supporter l’univers du football, car je suis constamment contraint de me limiter à mon rôle de joueur professionnel.
Un Tournant Majeur : La Victoire en Coupe du Monde U20
Un des moments marquants de ma carrière a été la victoire en Coupe du Monde U20 en 2013 avec l’équipe de France. Cependant, j’ai d’abord décliné l’invitation de la sélection gabonaise pour la CAN 2015. Pourquoi ce refus initial, avant d’accepter l’année suivante ?
J’ai pris cette décision car je ne me sentais pas encore prêt. Le Gabon m’avait sollicité depuis un certain temps, mais à l’époque, je n’étais même pas titulaire à Lorient. Bien que je sois gabonais de naissance et que j’y passe toutes mes vacances, je voulais intégrer la sélection au moment opportun. Tout allait trop vite, et j’avais besoin de temps pour assimiler tout cela. Je souhaitais arriver en sélection en tant que joueur accompli. J’ai discuté avec Bruno Ecuele Manga, qui m’a conseillé de participer à la Coupe du Monde U20 avec la France pour acquérir de l’expérience et profiter de cette aventure avec mes camarades. Remporter ce tournoi et goûter aux joies des équipes de jeunes était une véritable consécration pour moi. Mes parents, eux, préféraient que je reste en France. (Rires.) Mais ma décision était prise. À la Juventus, ils savaient que mon père avait des origines italiennes et envisageaient même de me naturaliser. Ils laissaient entendre que choisir l’Afrique pourrait compliquer ma carrière en Europe, mais cela ne m’importait guère.
Paul Pogba : Un Talent à Retrouver
Tu as remporté cette Coupe du Monde aux côtés de Paul Pogba. Penses-tu qu’il retrouvera son niveau à Monaco ?
C’est une question difficile. Je lui souhaite sincèrement de retrouver son meilleur niveau, car il fait partie des plus grands talents du football français. Ce serait douloureux de le voir lutter en Ligue 1. Nous avons le même âge, mais il était déjà une star avant même que nous commencions nos carrières. Il nous a tant fait rêver, et je ne veux pas le voir en difficulté. J’espère qu’il continuera à nous émerveiller avec son talent.
Le Gabon : Un Nouveau Souffle
En ce qui concerne le Gabon, nous sommes toujours en lice pour la qualification à la Coupe du Monde. Nous avons fait un long chemin.
Je suis extrêmement fier de l’évolution de notre équipe. Je perçois un avenir prometteur pour notre génération. Lors de notre dernier match contre la Côte d’Ivoire, nous avons enfin réussi à mettre en place le jeu que nous souhaitions. Le coach Thierry Mouyouma a pris la décision judicieuse de s’appuyer sur des joueurs expérimentés, ce qui a été un tournant décisif. Il a su instaurer discipline et confiance au sein de l’équipe. Il a compris qu’il était inutile de nous accuser sur des questions de primes, par exemple. Avec tout le respect que j’ai pour mon pays, ai-je vraiment besoin d’une prime de ma sélection ? Il s’est intéressé à nous en tant qu’individus, et cela nous a fait grandir. Nous allons à la CAN avec une véritable identité, prêts à proposer un football attractif, ce qui est déjà une grande victoire. Nous voulons montrer au monde le nouveau visage du Gabon, car nous avons parcouru un long chemin.
Un Retour en Sélection : Un Chemin Semé d’Embûches
Il y a eu une période où je ne souhaitais plus revenir en sélection, tout comme mon coéquipier Aubameyang.
Ils ont tenté de nous discréditer, de nous nuire. Le coach a pris l’initiative de discuter avec nous. Il a compris que j’étais quelqu’un de sincère, prêt à tout pour l’équipe. J’ai encouragé Aubameyang à revenir, car je suis convaincu que Thierry Mouyouma est l’homme qu’il nous faut. Je n’ai jamais vu l’équipe nationale aussi heureuse de se retrouver qu’à présent.
Je n’ai pas vu grandir mon petit frère. Dans mon esprit, il ne jouait pas au football, il regardait encore le catch à la télévision !
Une Relation Fraternelle : Entre Football et Vie Personnelle
Je partage des moments en sélection avec mon frère Noha, qui a 20 ans. Quelle est notre relation ?
C’est comme si je ne l’avais jamais vraiment connu. Étant en centre de formation pendant sa petite enfance, je n’ai pas eu l’occasion de le voir grandir. Dans mon esprit, il ne jouait pas au football, il était encore captivé par le catch à la télévision ! Deux ans plus tard, j’ai appris qu’il allait signer au PSG. Quand a-t-il appris à jouer au football ? (Rires.) Mon père l’a beaucoup soutenu, et je ne me suis jamais immiscé dans ses choix de carrière. Chacun doit faire ses propres erreurs et apprendre de ses expériences.
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Je l’observais de l’extérieur, en restant en retrait, sans qu’il ne sache ce que je faisais pour lui, et c’était probablement mieux ainsi. Après le décès de mon père, je lui ai promis que j’allais m’investir pour mieux le connaître et être présent à ses côtés. À Wolverhampton, j’ai commencé à découvrir ses joies et ses peines. Il a également appris à me connaître, me percevant comme le Mario Lemina qu’il voyait à la télévision. Cela m’a profondément touché lorsqu’il a exprimé son désir de suivre mes traces dans ce métier. C’était incroyable de voir à quel point il avait du mal à engager la conversation avec moi, Noha !
Étant donné la façon dont tu évoques le monde du football, envisages-tu d’y rester après ta carrière de joueur ?
Je suis lassé par l’aspect commercial du football, mais je ne peux pas me détacher de ce sport. Devenir agent, ce n’est pas pour moi, c’est certain ! J’ai encore beaucoup à apprendre et je suis convaincu que je pourrais être un bon entraîneur. En voyant d’anciens coéquipiers devenir entraîneurs, cela m’inspire. En ce qui concerne le rôle de consultant, j’ai des réserves, car je crains de dire des choses inappropriées, Nasri excelle dans ce domaine. J’admire le parcours de Habib Beye, c’est vraiment motivant. Quoi qu’il en soit, je ne compte pas prolonger ma carrière trop longtemps, je ne veux pas être dépassé par les plus jeunes, il faudra savoir dire stop. (Rires.)
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