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Remporter trois Coupes d’Afrique des Nations consécutivement est un exploit sans précédent. Entre 2006 et 2010, l’Égypte a accompli cet exploit, s’imposant comme une figure emblématique et dominant le football africain de manière incontestée. Les talents individuels se sont unis sous un surnom évocateur : « Wouhouch Afriqia », ou les Monstres d’Afrique. Pendant quatre années, les Pharaons ont imposé leur rythme sur le continent, surclassant les grandes équipes et transformant la victoire en une habitude. Cependant, depuis 2010, le pays n’a plus connu de succès continental, accumulant les désillusions, avec des finales manquées en 2017 et 2021, laissant l’impression que cette domination n’a jamais été renouvelée. Seize ans plus tard, l’Égypte se retrouve à faire face à son propre héritage, tiraillée entre le souvenir d’une suprématie totale et la difficulté de forger une identité durable, alors qu’elle s’apprête à affronter la Côte d’Ivoire en quart de finale.
Une époque dorée pour le football égyptien
La fondation de ce succès réside dans la solidité de sa défense. Essam El-Hadary n’était pas qu’un simple gardien ; il était une véritable muraille, un pilier psychologique, connu sous le nom de « le Monstre d’Afrique », un titre qui a ensuite été attribué à l’ensemble de l’équipe. À ses côtés, Wael Gomaa représentait la défense inébranlable, Ahmed Hassan incarnait l’expérience et l’autorité au milieu de terrain, tandis que Mohamed Aboutrika apportait finesse et intelligence dans les moments cruciaux. Cette domination se traduisait également par des victoires en finale. Trois tournois, trois adversaires redoutables, tous vaincus lors des moments décisifs : la Côte d’Ivoire en 2006, le Cameroun en 2008, et le Ghana en 2010. Des figures emblématiques comme Didier Drogba, Samuel Eto’o et Michael Essien ont été surclassées.
Historiquement, la supériorité technique et organisationnelle du championnat égyptien conférait un avantage indéniable à ses joueurs.
Cependant, cette domination sur le continent ne masquait pas un paradoxe. Sur la scène internationale, cette génération dorée n’a jamais réussi à briller lors des Coupes du Monde (une seule participation au XXIe siècle, en 2018) ou des Coupes des Confédérations. Ce fut plus un choc psychologique qu’un échec sportif. En 2009, lors de la Coupe des Confédérations en Afrique du Sud, l’Égypte a sans doute livré sa meilleure performance face au Brésil de Kaká, mettant la Seleção à l’épreuve, dominant par moments, mais s’inclinant sur un coup du sort à la fin du match.
Cette force ne surgissait pas de nulle part. Elle était le reflet d’un écosystème local puissant. Moataz Mohammed, journaliste pour Cairo 24, souligne : « Historiquement, la supériorité technique et organisationnelle du championnat égyptien conférait un avantage indéniable à ses joueurs. » L’équipe nationale n’était que la continuité logique de ce championnat. Un exemple frappant de cette domination est Al Ahly, pilier informel de la sélection, qui a remporté deux Ligues des champions africaines durant cette période. Le club cairote dominait le continent pendant que l’équipe nationale écrasait ses rivales. À cette époque, le football africain parlait arabe… avec l’accent du Nil.
À la tête de cette machine bien rodée, Hassan Shehata n’était pas seulement un entraîneur. Il était le ciment de cette génération. Comme le souligne le journaliste, « son approche n’était pas uniquement tactique. Elle était aussi profondément humaine et managériale ». Shehata a su gérer un groupe arrivé à maturité technique et psychologique, instaurant une confiance inébranlable et maintenant ses joueurs à leur meilleur niveau dans un environnement stable, ce qui est rare dans le football africain.
L’incident avec Mido lors de la CAN 2006 illustre parfaitement l’autorité de Hassan Shehata. En demi-finale contre le Sénégal, l’attaquant a été remplacé en cours de match. Sur le banc, la tension était palpable. Dans les heures qui ont suivi, Mido a exprimé des critiques acerbes à l’encontre de son entraîneur. « Pour être franc, je m’en fiche de lui, vraiment. C’est un local, a-t-il déclaré sur Eurosport. Avant d’être sélectionneur de l’Égypte, il entraînait une équipe de seconde division. Je ne le connais même pas. Et je n’ai pas besoin de lui parler. Il est sélectionneur, je suis joueur et c’est tout. » Mido a ensuite tenté de nuancer ses propos, affirmant « ne pas l’avoir insulté » et expliquant qu’il lui avait « juste demandé pourquoi il l’avait sorti ». Pour Shehata, le mal était fait, et la dynamique de l’équipe était mise à l’épreuve.
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Suite à l’exclusion de Mido du groupe pour le reste de la compétition, Amr Zaki, attaquant du Zamalek, deuxième club égyptien en importance, a été choisi comme son remplaçant. Ce dernier a marqué de la tête sur un centre de Mohamed Aboutrika, la figure emblématique du championnat égyptien.
Redéfinir l’identité du football égyptien
Seize ans plus tard, le paysage du football africain a considérablement évolué. Ce dernier s’est « européanisé », devenant plus rapide et plus compétitif. Mohamed Salah a exprimé son scepticisme quant aux chances de l’équipe après un match contre le Bénin, déclarant : « Nous avons de jeunes joueurs, la plupart jouent en Égypte. Nous nous battons simplement pour notre pays. » Cette affirmation pourrait sembler renier un héritage ancien, mais pour Moataz Mohammed, elle ne doit pas être mal interprétée. « Les propos de Salah ne diminuent en rien la valeur des joueurs locaux. Ils reflètent plutôt la réalité actuelle de la compétition sur le continent africain, »« l’équipe fait face à des adversaires qui s’appuient sur des joueurs évoluant dans les championnats européens les plus prestigieux. »
« Je ne pense pas du tout que nous soyons favoris. Nous avons de jeunes joueurs, la plupart évoluent en Égypte. Nous nous battons simplement pour notre pays. »
Selon Moataz, Salah cherchait avant tout à « alléger la pression sur ses coéquipiers. » Le joueur local égyptien n’a pas disparu, mais le contexte a changé de manière significative. « Le joueur local n’a pas nécessairement régressé, mais les exigences du football international ont clairement augmenté, »« plus rapides, plus intenses physiquement, et reposent davantage sur le pressing haut, »« le championnat égyptien n’a pas évolué au même rythme, notamment en matière de tempo et de préparation physique. »
Le débat autour du joueur local n’est donc pas tant un paradoxe qu’une évolution naturelle. « Le joueur local n’est pas soudainement devenu un handicap, mais les attentes du football international ont clairement augmenté, »« comme Mohamed Aboutrika, Hosny Abd Rabou et d’autres. » Dans ce contexte, Mohamed Salah est devenu un pilier non pas parce que l’équipe dépend uniquement de lui, mais parce que, comme le souligne Moataz, « la présence d’un joueur exceptionnel impose naturellement qu’il devienne un point d’appui. »

Le véritable défi surgit lorsque « la cohésion collective fait défaut, »« l’équipe nationale possède des éléments capables de faire la différence. » Aboutrika, aujourd’hui consultant sur Bein Sports, résume cette idée : « L’Égypte a connu ses plus grands succès avec un entraîneur local et une équipe composée principalement de joueurs du championnat national, avec une véritable identité. L’humilité, l’absence d’arrogance et l’amour pour l’Afrique étaient des atouts majeurs. » En d’autres termes, le débat ne se limite pas à opposer le joueur local à la star expatriée, mais questionne l’absence d’un fil conducteur permettant leur coexistence.
Pour Moataz Mohammed, l’avenir est clair : « Le succès de l’équipe égyptienne dépendra de la construction d’une identité forte avant même de rechercher des noms. » Il ne s’agit pas de choisir entre les talents locaux et ceux évoluant à l’étranger, mais de créer « un système qui favorise leur complémentarité dans un projet à long terme, »« L’objectif serait de s’inspirer des académies comme celle de Mohamed VI ou Génération Foot, qui ont produit des talents comme Nayef Aguerd ou Sadio Mané. » Un projet ambitieux qui pourrait canaliser tout le potentiel qui existe dans les rues d’Égypte et faciliter le chemin vers le succès.
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Ascension vers le sommet de la réussite
Dans le monde compétitif d’aujourd’hui, atteindre le sommet de la réussite nécessite une approche stratégique et déterminée. Chaque individu aspire à gravir les échelons de la réussite, que ce soit dans sa carrière, ses études ou ses projets personnels. Mais comment peut-on réellement s’élever au-dessus des défis et des obstacles qui se dressent sur notre chemin ?
Les étapes clés de la réussite
Pour progresser efficacement, il est essentiel de suivre certaines étapes fondamentales. Tout d’abord, la définition d’objectifs clairs et mesurables est primordiale. Selon une étude de l’Université de Scranton, seulement 8 % des personnes atteignent leurs objectifs, souvent parce qu’elles ne les formulent pas de manière précise. En établissant des objectifs SMART (Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes et Temporels), on augmente considérablement ses chances de succès.
La persévérance : un atout indispensable
Ensuite, la persévérance joue un rôle crucial dans l’ascension vers la réussite. Les échecs et les revers sont inévitables, mais ceux qui réussissent sont souvent ceux qui continuent à avancer malgré les difficultés. Par exemple, Thomas Edison, l’inventeur de l’ampoule électrique, a échoué des milliers de fois avant de trouver la solution. Sa détermination est un modèle à suivre pour quiconque souhaite atteindre ses objectifs.
Le pouvoir du réseau
Un autre aspect souvent négligé est l’importance du réseautage. Établir des connexions avec des personnes influentes dans son domaine peut ouvrir des portes et offrir des opportunités inestimables. En participant à des événements, en rejoignant des groupes professionnels ou en utilisant des plateformes comme LinkedIn, on peut élargir son cercle et bénéficier de conseils précieux.
Conclusion : un chemin semé d’embûches mais gratifiant
En somme, l’ascension vers le sommet de la réussite est un parcours exigeant mais enrichissant. En fixant des objectifs clairs, en faisant preuve de persévérance et en cultivant un réseau solide, chacun peut espérer atteindre ses aspirations. La route peut être longue, mais les récompenses en valent la peine.
L’Égypte s’impose face au Bénin et se qualifie pour les quarts de finale

