Pour ceux qui cherchaient une raison de ne pas se rendre à Sochaux, en voici une de taille.
Il est surprenant d’apprendre qu’il est possible d’être interdit de déplacement même lorsque son équipe ne joue pas. C’est pourtant la situation à laquelle font face les supporters de Nancy pour le match de ce vendredi soir entre Sochaux et Rouen. Cette interdiction découle d’une amitié historique entre les fans nancéiens et rouennais.
Un passé tumultueux
Dans le cadre de la 26e journée de National, les Sochaliens vont accueillir au stade Bonal les Normands de Rouen à 19h30. Ce week-end de compétition se déroule alors que l’AS Nancy Lorraine, actuellement en tête du championnat, ne joue pas, la troisième division française étant composée de dix-sept équipes suite à la rétrogradation administrative des Girondins de Bordeaux. C’est dans ce contexte que la situation se complique. Lors du match aller en octobre dernier, des supporters de Rouen avaient pénétré dans les tribunes réservées aux fans sochaliens, armés de barres de fer, comme l’a rapporté L’Est Républicain. Bien que l’affrontement ait été évité, la tension demeure palpable entre les deux équipes.
Face à cette situation, un arrêté a été émis par le préfet du Doubs, Rémi Bastille, interdisant non seulement le déplacement des Rouennais, mais également celui des Nancéiens ! Les groupes de supporters, le Saturday FC et les Rouen Fans, entretiennent une amitié qui dure depuis près de vingt ans. L’arrêté précise qu’il est «interdit à toute personne se présentant comme supporter du FC Rouen ou se comportant comme tel, y compris les supporters de l’AS Nancy Lorraine qui pourraient venir les soutenir, d’accéder au stade et de circuler ou stationner dans un périmètre défini».
Cette décision est justifiée par une «rivalité historique» entre les supporters sochaliens et nancéiens, qui engendre «des risques sérieux pour la sécurité des personnes et des biens», alors que les deux villes ne sont séparées que par deux petites heures de route. La Division Nationale de Lutte contre le Hooliganisme (DNLH) a classé cette rencontre au niveau 3 sur une échelle où 5 représente le maximum de dangerosité.
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