Buts : Bentaleb (80e) et Akpom (86e)
Expulsion : Wooh (75e) à Rennes
Ce week-end a été marqué par une scène mémorable, peut-être même l’une des plus marquantes de la saison dans un championnat de France en quête de récits inspirants. La joie débordante de Nabil Bentaleb, entouré de ses coéquipiers et du staff lillois, a illuminé le bord du terrain. Ce moment de célébration intense et inattendu est d’autant plus poignant pour un joueur qui avait craint pour sa carrière après un malaise cardiaque survenu en juin 2024. Après plus de six mois d’absence, l’international algérien a fait son retour sur le terrain cette semaine, accueilli par les applaudissements de tout un club. En seulement trois minutes après son entrée, Bentaleb a su faire vibrer les filets, marquant un but opportuniste au second poteau, suite à un arrêt de Brice Samba qui avait longtemps maintenu le Stade rennais en vie avant une défaite inévitable (0-2). Pourtant, ce dimanche soir, l’important pour le LOSC et Bentaleb ne résidait pas uniquement dans le score.
Un mois après une défaite amère lors du derby contre Brest, le Roazhon Park a retrouvé une atmosphère vibrante, embellie par un tifo créé par les ultras et une équipe déterminée à montrer un visage plus conquérant. Les Lillois ont rapidement pris le contrôle du jeu, s’illustrant par des actions offensives. Bien que Seko Fofana ait débuté sur le banc, Rennes a pu compter sur Ismaël Koné, qui a failli marquer sur un centre de Mitchel Bakker (6e). Les hommes de Habib Beye ont éprouvé des difficultés face à des Lillois, malgré l’absence de plusieurs joueurs clés (Jonathan David, Edon Zhegrova, Rémy Cabella, Matías Fernández-Pardo, etc.). Lilian Brassier et Jérémy Jacquet ont dû s’employer pour contenir les assauts de Chuba Akpom et Benjamin André, toujours aussi incisifs.
Brice Samba, le rempart rennais
Les Rennais ont eu de quoi remercier Brice Samba, qui a retardé l’ouverture du score par le LOSC jusqu’à la mi-temps. Le gardien a réalisé une parade impressionnante du pied sur une tentative de Bafodé Diakité, seul au second poteau sur un corner d’Akon Haraldsson (8e). Samba a encore brillé avant la pause, repoussant un penalty accordé après une main de Christopher Wooh sur une reprise de Ngal’ayel Mukau (44e), alors que le penalty semblait initialement destiné à Haraldsson.
Après la pause, Samba a continué à se distinguer avec un nouvel arrêt réflexe sur une frappe de Bakker (51e). Les Lillois ont été plus menaçants que les attaquants rennais, qui peinaient à déstabiliser la défense adverse. Le public a célébré les exploits de Samba, tandis que les rares incursions de ses coéquipiers ont été moins remarquées, Ismaily ayant dû rattraper un Musa Al-Tamari peu inspiré (28e) et Arnaud Kalimuendo voyant sa tentative contrée (24e). La plus belle occasion pour Rennes est survenue lorsque Brassier, touché par Ludovic Blas sur un coup franc, a vu sa tête frapper le poteau de Lucas Chevalier (48e). Samba a continué à briller, sortant un tir dangereux de Bakker (66e), mais un but d’Akpom a été annulé pour hors-jeu (68e).
Akpom, enfin récompensé
À force de jouer avec le feu, Rennes a fini par se brûler, perdant Jacquet sur blessure et terminant à dix après l’expulsion de Wooh pour une faute maladroite sur Akpom (75e). Le remplaçant de David a joué un rôle clé dans les deux buts lillois : il a dévié de la tête un corner de Bakker, permettant à Bentaleb de marquer (0-1, 80e). Réduits à quatre en défense, les Rennais ont terminé le match dans le chaos, Akpom frappant la barre avant de marquer enfin après une passe de Bakker, concluant d’une belle frappe pour sceller le score à 0-2 (86e). Ce fut un retour brutal à la réalité pour le Stade rennais de Habib Beye, qui subit sa première défaite et se retrouve à une distance significative du LOSC, comme en témoigne l’écart de quinze points au classement.


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