Le cas d’Olivier Létang. Lors de la défaite de Lille contre Rennes le 3 janvier dernier (0-2), Olivier Létang a attiré l’attention de manière peu flatteuse en s’en prenant avec véhémence à l’arbitre de la rencontre, Eric Wattellier, dans les coulisses du stade Pierre-Mauroy : « Vous êtes conscient de ce que vous avez fait, c’est inacceptable, c’est un véritable scandale ! » Le président du LOSC critiquait notamment l’arbitre pour avoir expulsé Alexsandro dès la 14e minute après un contact léger avec Breel Embolo, qui se dirigeait vers la surface de réparation.
Ce comportement inapproprié a logiquement conduit à une sanction, Olivier Létang étant interdit d’accès aux matchs de son équipe jusqu’au 31 mars prochain. Dans une interview accordée à Le Figaro avant d’apprendre sa sanction, le dirigeant a reconnu sa faute… du moins en partie. « Avec le recul, deux éléments me viennent à l’esprit : le fond et la forme, a déclaré le président du LOSC. Sur le fond, je pense avoir raison. Sur la forme, j’ai commis une erreur. […] Ce n’était pas le bon moment pour agir ainsi, on apprend constamment. En effet, en rentrant chez soi, on réalise que ce n’était pas la bonne approche. »
Pour une réforme de l’arbitrage
Olivier Létang soutient néanmoins qu’il existe des lacunes dans le fonctionnement de l’arbitrage et souhaite voir des réformes mises en place. « Sur le fond, il y a un problème structurel que je ne mets pas sur le dos d’arbitres spécifiques ou de personnes en particulier. […] Cependant, l’objectif n’est pas de critiquer, mais de collaborer pour trouver des solutions : dialoguer, échanger et identifier comment nous pouvons améliorer les choses. […] Nous avons tous le désir d’améliorer le produit, de préserver l’intégrité du football, et il est inacceptable qu’un seul homme soit au centre de tout. Il est essentiel de trouver les bons ajustements. En Angleterre, l’intensité est incroyable, mais il n’y a pas de débat car les règles sont claires. »
Pour remédier aux problèmes d’arbitrage, Olivier Létang se déclare également en faveur d’une utilisation accrue… de l’intelligence artificielle. « Il existe des technologies qui peuvent fournir en temps réel un outil d’aide à la décision qui n’est pas influencé par l’humain. Avec l’humain, il y a toujours une part d’interprétation. L’IA, elle, peut trancher de manière binaire. Actuellement, nous avons environ 75-80 % de décisions correctes avec la VAR. Il reste plus de 20 % d’erreurs. L’IA devrait nous permettre d’atteindre 90-95 % de précision. »
Nous sommes impatients de le voir réagir face à un robot le jour où cela ne se déroulera pas comme il l’espère.
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