But : Blas (90e+1) pour le SRFC
Expulsion : Aït Boudlal (32e)
La Ligue 1 débute la saison 2025-2026 avec une histoire captivante, se déroulant au Roazhon Park, où le scénario a pris une tournure inattendue, typique du football. Après un été paisible, l’OM a endossé le rôle de la victime, incapable de tirer parti de sa supériorité numérique pendant plus d’une heure. En revanche, le Stade Rennais, avec un jeu courageux et une défense bien organisée, a su capitaliser sur cette situation. Ce retournement de situation a éclipsé la banderole hostile déployée par les ultras à l’encontre du nouveau capitaine Valentin Rongier avant le coup d’envoi. Ironiquement, ce sont deux anciens joueurs de Nantes, Quentin Merlin et Ludovic Blas, qui ont fait chavirer le stade à la 91e minute, propulsant Rennes en tête du classement, au moins pour une soirée mémorable.
Pour l’OM, deux poteaux et rien de plus
Alors que le soleil commençait à se coucher, le match a débuté dans un stade comble, prêt à vibrer au rythme de la compétition. Pour son deuxième exercice, l’OM, sans Facundo Medina (suspendu) et avec deux nouvelles recrues dans le onze de départ (CJ Egan-Riley et Angel Gomes), a opté pour un système hybride inspiré de celui de Luis Enrique. Ce schéma a mis en avant la mobilité, avec des latéraux cherchant à s’infiltrer dans l’axe, face à un Stade Rennais bien structuré. Les occasions se sont faites rares, le jeune Mohamed Kader Meïté étant souvent signalé hors-jeu, tandis que Mousa Al-Tamari manquait de précision (17e). Amine Gouiri (9e) et Mason Greenwood (13e) ont tenté d’allumer la mèche, mais sans succès. L’expulsion d’Abdelhamid Aït Boudlal, 19 ans, a été un tournant majeur, le jeune Marocain, en larmes, ayant commis une faute maladroite sur Amir Murillo, sanctionnée par la VAR après un carton jaune initial pour Przemysław Frankowski.
Ce revirement a modifié la dynamique du match, Beye remplaçant Meïté par Christopher Wooh pour renforcer la défense, tandis que Rennes se mettait en mode défensif. Al-Tamari a eu l’occasion de marquer (42e), mais l’OM, parfois trop passif, a dû intensifier son jeu. Mason Greenwood a été le principal artisan des meilleures occasions du premier acte, avec une frappe puissante sur le poteau d’Adrien Rabiot (45e+5). Les supporters rennais ont pu profiter de la pause, se demandant combien de temps encore leur équipe tiendrait, tandis que les Marseillais commençaient à ressentir la pression du temps qui s’écoulait, peinant à percer le bloc breton.
Blas endosse le rôle de héros
Le remplacement de Geoffrey Kondogbia par Timothy Weah au retour des vestiaires n’a pas suffi à déstabiliser la défense rennaise, qui a continué à contrer tous les ballons. Murillo a trouvé le poteau de la tête sur un centre imprécis de Jonathan Rowe (58e), suivi d’une tentative de Højbjerg au-dessus (63e) et d’une frappe de Leo Balerdi captée par Samba (66e). Amine Gouiri, loin de son niveau habituel, a également raté une occasion (69e).
Les Marseillais ont manqué d’inspiration pour déjouer le bloc rennais, où Jérémy Jacquet, Anthony Rouault et Al-Tamari ont brillé par leur engagement. Même avec le retour de Pierre-Emerick Aubameyang et les jeunes Vaz et Bakola, l’OM n’a pas réussi à changer le cours du match. C’est alors que Rennes a écrit son histoire dans le temps additionnel : Merlin a lancé Blas, qui, profitant d’une erreur de positionnement de Balerdi, a pu se présenter seul devant Rulli et offrir la victoire à son équipe (1-0, 90e+1). Une déception pour l’OM, une joie pour Rennes, et le début d’une saison prometteuse, riche en rebondissements.


Revivez Rennes-OM (1-0)

