Buts : Salah (14e), Szoboszlai (37e) pour Liverpool
Alors que l’élimination en Ligue des champions pèse encore sur les épaules des joueurs de Manchester City, le défi de recevoir Liverpool, qui-terrifie-les-geants-du-championnat/ » title= »Premier League : Bournemouth, l'outsider qui terrifie les géants du championnat »>leader du championnat, s’annonçait redoutable. Les espoirs de relance des supporters des Citizens ont été rapidement douchés par la performance impressionnante des Reds, qui ont dominé tous les aspects du jeu. De plus, l’absence de leur attaquant vedette, Erling Haaland, blessé, a pesé lourd dans la balance. À l’issue de cette rencontre, Liverpool creuse l’écart avec un avantage de onze points sur Arsenal, tandis que City se retrouve à 20 points de son rival du jour.
Le réalisme implacable de Liverpool
Après la défaite cuisante au Bernabéu, les Citizens ont tenté de réagir dès le coup d’envoi. Doku, en particulier, a mis à mal Trent Alexander-Arnold, qui a montré des signes de vulnérabilité en défense. Malgré une volonté manifeste, les Skyblues n’ont pas réussi à se montrer menaçants face à Alisson. En revanche, Liverpool a rapidement démontré son efficacité, avec des incursions de Salah (12e) et de Díaz (13e) qui ont mis la défense de City à l’épreuve. Le premier but est survenu suite à une combinaison astucieuse sur corner, orchestrée par Mac Allister et Szoboszlai, permettant à Salah de marquer (son 25e but en Premier League) malgré une déviation d’Aké (0-1, 14e).
Ce Manchester City de la saison 2024-2025 semble manquer de la force nécessaire pour renverser des situations défavorables. Bien que la première période ait été correcte, les tentatives de Marmoush (22e), Foden (29e) et Gonzalez (45e+2) n’ont pas suffi à inquiéter Alisson. Les occasions chaudes se sont faites rares, et un but de Marmoush a été annulé pour hors-jeu (30e). La différence avec Liverpool est frappante : les Reds savent se montrer patients et exploitent chaque opportunité, comme lorsque Salah a servi Szoboszlai, qui a doublé la mise d’une frappe précise (0-2, 37e).
Un changement de garde ?
À la pause, on se demande quelles solutions Pep Guardiola pourrait proposer à ses joueurs, tant la tâche semble ardue. Liverpool gère le match avec l’assurance d’un futur champion, et les rares erreurs défensives sont rapidement couvertes par des coéquipiers, comme Konaté et Van Dijk, qui restent solides. City tente de revenir, mais ses longues phases de possession manquent de véritable danger. Marmoush (58e) et Doku (71e) parviennent à solliciter Alisson, mais l’absence de créativité dans le jeu mancunien est criante, à l’image d’un Kevin De Bruyne méconnaissable, remplacé peu après l’heure de jeu.
Comme en première période, City contrôle le ballon, mais c’est Liverpool qui crée les plus grandes frayeurs, avec des occasions de Luis Díaz (55e, 63e) et un but de Curtis Jones annulé pour hors-jeu (56e), évitant à City une humiliation encore plus grande. Liverpool est tout simplement trop fort pour ce Manchester City, et l’idée d’une remontée spectaculaire semble irréaliste tant le bloc défensif des Reds est hermétique. Les dernières minutes ressemblent à un véritable siège, avec Liverpool laissant le ballon à son adversaire, peu inquiet. Les Reds s’envolent au classement, tandis que City doit faire face à ses incertitudes.
Manchester City (4-2-3-1) : Ederson – Lewis, Khusanov, Aké (Dias 78e), Gvardiol – De Bruyne (c) (McAtee, 66e), Gonzalez (Kovačić 78e) – Savinho, Foden, Doku – Marmoush (Gündoğan 77e). Entraîneur : Pep Guardiola.
Liverpool (4-2-3-1) : Alisson – Alexander-Arnold, Konaté, Van Dijk (c), Robertson (Tsimikas 74e) – Gravenberch, Mac Allister – Salah, Szoboszlai, Jones (Endo 74e) – Díaz (Gakpo 79e). Entraîneur : Arne Slot.