Un héritage douloureux qui perdure.
Dans un rapport rendu public ce mardi, l’IPOC, l’organisme britannique chargé de superviser les plaintes contre la police, a mis en lumière les manquements graves des forces de l’ordre lors de la tragédie survenue au stade de Hillsborough. Le 15 avril 1989, 97 personnes ont perdu la vie dans une bousculade, alors que Liverpool et Nottingham Forest s’apprêtaient à s’affronter en demi-finale de la Coupe d’Angleterre à Sheffield.
Trente-six ans après les événements, ce rapport conclut une enquête initiée en 2012 et ses conclusions sont accablantes. L’IPOC souligne des « défaillances fondamentales […], tant dans la préparation de l’événement que dans la gestion de l’ordre public et leur réaction face à la tragédie ». L’organisme évoque également les « tentatives délibérées et coordonnées » des forces de police pour faire porter la responsabilité aux supporters.
Une condamnation sans conséquences
Selon l’IPOC, d’après la législation actuelle, les douze agents de police concernés auraient dû faire face à des poursuites pour négligence grave. Cependant, cette condamnation reste théorique, car tous ces agents ont pris leur retraite avant le début de l’enquête en 2012, et certains d’entre eux sont désormais décédés. « Aucune responsabilité ne sera engagée », a déploré Nicole Brook, l’avocate principale représentant les familles des victimes.
33 ans après, la police anglaise présente ses excuses pour le drame de Hillsborough

