Quel avenir pour le Stade Rennais ?
C’est une interrogation que doit se poser Habib Beye ce samedi soir, après avoir observé la performance de son équipe face à Toulouse (2-1). Bien que Rennes n’ait plus d’enjeux en cette fin de saison, les signaux émis sont préoccupants. Le coach breton a exprimé des critiques sévères lors de la conférence de presse qui a suivi la rencontre. « Ce qui me préoccupe, et j’en prends la responsabilité, c’est que cette équipe ne reflète pas nos aspirations. Si je devais parler de manière plus personnelle, je dirais que l’équipe ne me ressemble pas. En tant qu’entraîneur, c’est à moi de porter cette charge. Depuis deux matchs, l’attitude de l’équipe ne me satisfait pas du tout », a-t-il déclaré, avant de devenir encore plus incisif.
« J’ai dit aux joueurs que j’avais eu une équipe sans vie, cliniquement morte. C’est un terme fort, mais c’est la réalité. Il n’y avait aucune intensité, aucune intention, aucune volonté d’avancer. Jusqu’à présent, depuis mon arrivée, j’ai toujours été très protecteur envers mes joueurs. Mais aujourd’hui, je ressens le besoin de dire cela, car j’ai observé ces comportements contre Lyon et je les ai encore vus ce soir. Si nous souhaitons terminer la saison sans motivation, alors nous devons continuer avec cet état d’esprit. En revanche, si nous voulons être le Stade Rennais, avoir une identité forte et prouver à nos supporters que nous sommes engagés, même sans objectif, il est impératif de changer notre mentalité », a poursuivi Beye, convaincu de bénéficier du soutien de son vestiaire: « Je le déclare haut et fort, afin qu’ils l’entendent, car je sais que mes joueurs m’écoutent ».
Une ambiance tendue.
Toulouse triomphe face à Rennes dans un match sans enjeu

