Chaque jour apporte son lot de controverses.
La vente de billets pour la Coupe du Monde 2026 est au cœur de nombreuses critiques. Récemment, le réseau Football Supporters Europe a exprimé son indignation concernant l’augmentation des tarifs pour les personnes en situation de handicap et l’obligation de payer pour l’accompagnateur dans une lettre adressée à Gianni Infantino, comme l’a rapporté L’Équipe. Cette situation pourrait entraîner un risque d’« exclusion ».
Dans un document de trois pages au nom du Disability & Inclusion Fan Network, le FSE déplore des « tarifs prohibitifs » : les prix varient entre 140 et 450 dollars (soit entre 118 et 383 euros) pour un match de groupe, et atteignent au moins 4 180 dollars (environ 3 550 euros) pour la finale. Ils soulignent l’énorme écart avec d’autres compétitions. « C’est sans précédent. Lors des grands événements sportifs, les billets pour les personnes en fauteuil roulant et les places accessibles sont généralement proposés à des tarifs réduits, parfois dès 10 euros en 2022 », déplorent les signataires de la lettre.
Deux choix : payer le double ou rester chez soi
« C’est en réalité une taxe injuste imposée par la FIFA, laissant aux supporters handicapés deux alternatives : débourser le double ou ne pas assister aux matchs », poursuivent-ils, critiquant également la décision de faire payer les accompagnateurs pour la première fois. « Pour de nombreux fans en situation de handicap, assister à un match sans accompagnateur n’est pas une option, mais une impossibilité. […] L’obligation de payer pour les accompagnateurs double en fait le coût de la participation et risque d’exclure une grande partie des supporters. »
Les revendications du Football Supporters Europe sont explicites : réviser et diminuer les prix, rétablir l’accès gratuit pour les accompagnateurs, et instaurer un plafond de revente sur la plateforme officielle. En toile de fond, ils appellent Infantino à faire preuve de cohérence et à assumer ses responsabilités, rappelant ses déclarations de 2022 au Qatar : « Aujourd’hui, je me sens handicapé. »
Flamengo, pour redonner vie au Brésil

