Pas de cadeaux, même pendant les fêtes.
Le 23 décembre, la FIFA a annoncé une série de modifications temporaires de ses règlements en prévision du prochain marché des transferts. Cette initiative a suscité une réaction mitigée de l’UNFP, l’Union nationale des footballeurs professionnels, qui n’est pas vraiment enchantée par ces changements. Dans un communiqué intitulé «Si loin du compte», le syndicat français du football a exprimé son mécontentement, soulignant que « sur de nombreux aspects », ces nouvelles règles « restent en contradiction avec l’arrêt de la CJUE et semblent viser à maintenir un « système de transferts » fondamentalement illégal ». Bien que l’UNFP se réjouisse de l’introduction de la délivrance automatique du « certificat international de transfert », elle reste sur ses gardes.
Depuis l’affaire Lassana Diarra, les syndicats de footballeurs à travers le monde continuent de contester le système de transferts actuel. Bien que tous ne participent pas aux discussions avec la FIFA, l’UNFP insiste sur le fait que « la régulation du marché du travail doit découler d’une négociation collective entre les partenaires sociaux européens ». Il semble que la FIFA ne soit pas impliquée dans ce « Dialogue Social Européen », alors que toutes les autres parties prenantes se sont engagées à y participer. À l’approche du mercato hivernal, l’UNFP met en garde contre les nouvelles mesures instaurées : « En continuant à laisser le TAS décider des litiges, il est à noter que les dispositions annoncées par la FIFA ne garantissent pas un système d’appel équitable et conforme au principe général de droit de l’UE concernant la « protection juridictionnelle effective ».
Ce débat pourrait s’étendre bien au-delà de ce que l’on pourrait imaginer, à l’instar d’un feuilleton à rebondissements.
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